En banlieue de Minneapolis, à Chanhassen dans le Minnesota, se dresse un lieu devenu mythique pour les amateurs de musique : Paisley Park, la demeure et le complexe créatif de Prince, aujourd’hui transformé en musée. Plus qu’un simple bâtiment, c’est un sanctuaire dédié à l’imagination d’un artiste qui a redéfini la pop moderne.
Conçu par Prince comme un espace de liberté totale, Paisley Park était à la fois sa maison, son studio, son laboratoire sonore et sa scène privée. C’est ici qu’il a façonné une grande partie de son œuvre, entouré de musiciens, de danseurs et de collaborateurs, dans un tourbillon permanent d’expérimentation artistique.
Un nom devenu symbole

Le nom Paisley Park vient de la chanson éponyme figurant sur Around the World in a Day, son septième album sorti en 1985, soit deux ans avant l’achèvement du complexe. Dès l’origine, le lieu incarne l’utopie créative décrite dans la chanson : un refuge pour l’art, la musique, la mode et toutes les formes d’expression.
Prince y organisait régulièrement des concerts surprises et des fêtes devenues légendaires. Le bouche-à-oreille suffisait à attirer des foules entières. Des milliers de fans se rassemblaient dans l’espoir d’entrer, de danser toute la nuit, et peut-être d’apercevoir l’artiste sur scène, surgissant sans prévenir.
Le rêve d’un musée
De son vivant, Prince avait exprimé le souhait que Paisley Park devienne un jour un musée ouvert au public. Son rêve s’est concrétisé en octobre 2016, quelques mois après sa disparition. L’ouverture officielle marque le début d’un nouveau chapitre : celui du partage de son héritage avec le monde.
Dès l’arrivée, les visiteurs sont accueillis par une imposante statue mauve à l’effigie du célèbre “Love Symbol”, référence à son identité artistique et à l’un des emblèmes les plus reconnaissables de sa carrière. Le ton est donné : ici, tout célèbre l’univers visuel et sonore de Prince.
Une immersion sans filtres

© Paisley Park and NPG Records
Pour respecter l’esprit du lieu et encourager une expérience pleinement vécue, les photos sont interdites. À l’entrée, les téléphones sont scellés dans des pochettes spéciales. Ce choix, fidèle à la volonté de l’artiste, invite à ralentir et à observer chaque détail sans écran interposé.
Les salles d’exposition regorgent de trésors : disques d’or, costumes iconiques, chaussures sur mesure, guitares, motos, manuscrits, et même une pièce entièrement violette en hommage à Purple Rain (1984). Chaque objet raconte un fragment de la trajectoire de Prince, entre discipline extrême et flamboyance assumée.
L’accès aux différentes zones dépend du type de billet : certaines formules permettent de visiter les studios d’enregistrement, des archives rarement exposées ou des espaces habituellement fermés au public. Pour une expérience complète, il faut prévoir au minimum trois heures sur place, un véritable pèlerinage pour les admirateurs.
Un héritage vivant

© Paisley Park & NPG Records
Paisley Park n’est pas qu’un musée figé dans le passé. C’est un lieu de création toujours actif : concerts, événements spéciaux, résidences artistiques et célébrations maintiennent l’énergie du site. L’esprit de Prince y circule encore, palpable dans chaque couloir.
Musée, studio, salle de concert, espace événementiel : Paisley Park incarne la vie et l’œuvre d’un artiste qui refusait les frontières entre les disciplines. Visiter ce lieu, c’est entrer dans l’atelier d’un visionnaire, et comprendre à quel point son héritage dépasse la musique.
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