Vue panoramique de la vallée de la Nubra en Inde; plaine déserte et montagnes.

La vallée de la Nubra

La vallée de la Nubra offre des paysages verdoyants qui contrastent avec ce grand désert d’altitude qu’est le Ladakh. Pour s’y rendre, il faut passer par le plus haut col carrossable au monde, le Khardung La. Au-delà de la vallée, il est possible de se rendre jusqu’au village de Turtuk, à la frontière du Pakistan.

Vallée de la Nubra avec des touristes .

LE KHARDUNG LA PASS

Le col de Khardung La se situe à 5 359 m d’altitude. Sa situation est militairement stratégique, car proche de la frontière avec le Pakistan et du glacier de Siachen. Pour l’atteindre, la route est sinueuse et tout particulièrement accidentée. C’est un passage fascinant et incontournable pour rejoindre la vallée. Accrochez-vous bien, ça va secouer !

Le col de Khardung La avec son panneau.

DE HUNDER À DISKIT

Après le passage du Khardung La (avec une pause pour un bon thé chaud), il est temps de redescendre vers la vallée de la Nubra. La rivière Shyok roule en contrebas, entourée de verdure, offrant un contraste entre paysages désertiques et champs fertiles. Puis surgit un paysage tout à fait surprenant : des dunes de sable séparent les villages de Hunder et Diskit, et c’est ici que l’on peut observer les chameaux de Bactriane. La vallée de la Nubra fait partie de l’ancienne route de la soie vers l’Asie centrale.

Le monastère bouddhiste de Diskit est le plus ancien de la vallée (fondé au XIVème siècle), placé sur un éperon rocheux. Son accès se fait par une route jalonnée d’une kyrielle de 108 chortens. Impossible de manquer son immense statue de 32 mètres du Bouddha Maitreya (inaugurée par le dalaï-lama en 2010), qui veille sur son pays voisin, le Pakistan.

Le monastère bouddhiste de Diskit.

LE VILLAGE DE TURTUK

Turtuk, dernier village de la vallée de la Nubra, était anciennement pakistanais. Pendant la guerre, au début des années 1970, les Pakistanais sont chassés et le village devient indien. De nombreuses familles sont séparées et ne peuvent toujours pas se voir aujourd’hui, malgré les quelques kilomètres (7 km très exactement) qui les séparent de la frontière. Un poste militaire, parmi tant d’autres dans la région, se trouve à côté du village.

La population de Turtuk appartient à un groupe ethnique d’origine tibétaine, bien que musulman : les Baltis. L’écrit de cette ethnie a disparu et la langue ne se transmet qu’à l’oral. Pour l’écrit, les habitants utilisent l’ourdou. Les autres villages baltis se trouvent dans les montagnes du Pakistan. Ici, les femmes et fillettes sont voilées de tissus aux jolies couleurs. Les villageois vivent de la culture de leurs terres (dont les fameux abricots). La région est très verte ! Et ils ont mis en place un système d’irrigation très efficace.

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